Égalité ou équité : une distinction utile
Partager les dépenses à parts égales peut sembler simple et rassurant. Puisque les revenus des deux partenaires sont différents, ce fonctionnement peut créer, sans intention particulière, un déséquilibre. Celui qui gagne moins dispose mécaniquement de moins de marge pour ses dépenses personnelles ou son épargne.
Si vous n’êtes pas à l’aise avec ce premier principe, une alternative possible consiste à répartir les charges communes de manière proportionnelle aux revenus de chacun(e).
Ce principe d’équité s’inscrit d’ailleurs dans le cadre légal luxembourgeois(*). La loi du 4 février 1974 relative aux régimes matrimoniaux prévoit que les époux contribuent aux charges du mariage selon leurs facultés respectives. Cette logique, pensée pour le mariage ou le partenariat, peut également servir de référence en union libre.
Pour autant, il n’existe pas une seule bonne façon de gérer l’argent à deux.
L’essentiel est que l’organisation retenue soit comprise et librement acceptée par les deux partenaires, et puisse être réexaminée lorsque la situation personnelle, professionnelle ou familiale évolue.